La mémoire est au centre des préoccupations de David Collin. Qu’il dirige la collection Imprescriptible aux éditions Métispresses à Genève, ou qu’il explore celle, défaillante, de ses personnages dans les deux romans qu’il a publiés: Train fantôme (Seuil, 2007) sur les traces d’un père perdu, et Les Cercles mémoriaux, qu’Alberto Manguel qualifie d’«enchantement». Au voyageur amnésique, récupéré au bord de la mort dans le désert de Gobi, il faudra un long parcours, l’aide d’un chaman, l’affection d’une femme, une étape à Oulan-Bator, une autre à Shanghai, avant de se retrouver à Buenos Aires. C’est là que l’attendent le lourd héritage de la dictature, les mères de la place de Mai et les fantômes accueillants de Borges, Cortázar et Bioy Casares.
IR
|